JO 2016 : qui sont les médaillés de l’épreuve digitale ?

Tandis que les épreuves battaient leur plein dans les bassins, sur les pistes et les terrains, une autre compétition se déroulait au Brésil : celle de la performance digitale.

Boulogne-Billancourt, le 08 septembre 2016 —Le monde entier a vibré pour les Jeux Olympiques d’été de Rio. En parallèle, nombreux étaient ceux qui, avant même la cérémonie d’ouverture, s’interrogeaient sur la capacité du Brésil et des institutions organisatrices à accueillir l’événement dans de bonnes conditions – sociales, matérielles, politiques… Mais qu’en a-t-il été du digital ?

Avec près de 17 000 athlètes et membres de délégations, et plusieurs centaines de milliers de touristes qui ont fait le déplacement, comment les sites web et les applications mobiles utilisées pendant les Jeux (réseaux sociaux, fédérations sportives, médias, etc.) ont-ils été impactés par un tel afflux de trafic ? Quelles sont les conséquences de ralentissements ou d’incidents de performance, non seulement au Brésil mais aussi dans le monde entier ?

Performance digitale : de quoi parle-t-on ?

1. Comprendre le contexte

Pour commencer, jetons un œil à quelques données de référence du marché local, récoltées sur le long terme. Ces données sont issues de tests réalisés auprès d’une douzaine de sites brésiliens (retail et finances), représentant des centaines de milliers de requêtes web sur une période de 10 mois. Plusieurs indicateurs retiennent l’attention :

Dynatrace Synthetic Monitoring Rio Olympics

State of the Internet during Rio Olympics

Dynatrace Synthetic Monitoring Rio Olympics

2. « L’expérience utilisateur »

Comprendre les éléments du point de vue de l’infrastructure réseau est une évidence, mais il faut aussi les comprendre du point de vue de l’utilisateur final.

Observons le trafic réel enregistré sur le site d’une grande chaîne d’hôtels brésilienne : 45 000 visites en une semaine, et plus de la moitié des utilisateurs dont l’expérience serait jugée “tolérable” voire “frustrante”. Les temps de réponse moyens pour chaque action dépassent 8 secondes, et le taux de rebond atteint 60 %.

Brazil Heat Map

3. Le mobile au cœur du digital

Plus de la moitié des utilisateurs brésiliens utilisent un appareil mobile. Il était donc évident que le trafic mobile allait exploser pendant les JO. D’autant plus avec l’arrivée des spectateurs et des sportifs.

Examinons les performances de quelques-uns des sites utilisés par les touristes et les sportifs pendant leur séjour au Brésil. Les tests suivants ont été réalisés à la fois à Sao Paulo et à Rio de Janeiro. Les réseaux sociaux ont été également utilisés par les athlètes et les spectateurs afin de partager leurs expériences. Le site TeamUSA sert quant à lui d’exemple de site utilisé par les sportifs.

Social media statistics

Premier constat : les visiteurs d’Amérique du Nord et d’Europe ont accédé beaucoup plus difficilement aux plateformes sociales qu’ils n’en ont l’habitude.

Quant au site TeamUSA, les résultats d’une analyse Last Mile (réalisée depuis une machine réelle située au Brésil) montrent la façon dont le site se charge du côté des utilisateurs finaux au Brésil. Et on s’aperçoit que même le simple ajout d’une image de l’équipe masculine d’aviron ralentit le temps de réponse.

Les vainqueurs sont…

Médias : NBC, médaille d’or de la performance digitale

Parmi les grandes chaînes câblées de TV américaines, c’est NBC, grâce à un travail remarquable sur les performances de son site web, qui sort largement vainqueur.

La mesure des temps de réponse moyens (en secondes) des sites web de ces grands médias, aux États-Unis, en Australie, au Brésil, à Singapour et en Afrique du Sud, a révélé que, pendant la semaine précédant le début des Jeux, les temps de réponse moyens oscillaient entre 12,4 et 17,8 secondes. Mais les chaînes ont assurément préparé avec soin leur site web en prévision des JO – à coups d’ajustement et d’optimisation de contenus, afin de garantir une meilleure expérience utilisateur au moment où le contenu est chargé dans le navigateur. Au fil du temps, NBC, notamment, a considérablement amélioré ses performances, avec un temps de réponse de 10,8 secondes – soit 1,5 secondes de moins que quelques jours auparavant.

Operational summary of NBC Olympics site

NBC a également montré son efficacité quant à la mise à disposition des contenus sur son site, en comparaison aux sites des autres médias. Même si ce n’est pas la première concernant le nombre de serveurs, d’octets, de connexions ou d’objets, elle reste numéro 1 pour ce qui est vraiment essentiel : les temps de réponse, et sa capacité à passer la ligne d’arrivée la première dans votre navigateur.

Loading times of sports sites

Réseaux sociaux : Facebook sur la première marche du podium

Autre catégorie : celle des réseaux sociaux, dans laquelle s’affrontent Facebook, Instagram et Twitter. Les mesures ont été réalisées au cours des quatre premiers jours de la compétition (5-8août), à Sydney, Rio de Janeiro, Singapour, Johannesburg, Chicago et New York.

Social media statistics

En termes de performance globale dans la catégorie des réseaux sociaux, Facebook est sans aucun doute sur la première marche du podium, Instagram et Twitter obtenant respectivement la médaille d’argent et celle de bronze. S’agissant des pages événementielles, la page Facebook brésilienne des JO rafle l’or et l’argent, suivi de près par Instagram, qui remporte le bronze.

Les clés de la victoire

Qu’est-ce que ces champions ont donc de plus que les autres ? À l’instar de tous les grands sportifs, leur succès est assurément imputable à leur entraînement. Rien de tel qu’une préparation rigoureuse pour s’assurer d’être au top le jour J. Et cela demande notamment de :

1. Optimiser ses efforts. Les fournisseurs de contenu doivent comprendre comment livrer efficacement leurs applications. Que ce soit en réduisant la taille des pages, le nombre d’objets, le nombre de connexions à chaque session ou le nombre de parties tierces. C’est évidemment primordial côté front, mais les fournisseurs de contenu doivent aussi creuser la question côté serveur. Ne se focaliser que sur le client (navigateur) ou que sur le serveur est le meilleur moyen d’échouer.

2. Avoir un plan d’entraînement. Les fournisseurs de contenu doivent s’assurer qu’ils ont un plan bien rôdé en cas de problèmes. Et ce plan ne devrait pas être activé uniquement en cas de catastrophe (ce qui en ferait en réalité un mauvais plan), mais permettre plutôt d’avoir une approche proactive pour garantir que sites et applications ont été minutieusement testés avant le début d’un évènement majeur comme les JO. Ce type de plan ne doit pas se limiter aux simples équipes d’exploitation : il doit inclure l’ensemble de l’organisation, du management aux testeurs, en passant les équipes de développement.

3. Utiliser le bon équipement. Une panne de son site pendant les JO est assurément une expérience préjudiciable pour un fournisseur de contenu. Il ne suffit pas d’avoir un plan, il faut aussi avoir la bonne plateforme. S’en suivent aux pannes des « réunions de crise » lors desquelles chaque équipe brandit ses propres outils pour montrer que tous les indicateurs dont elle a la responsabilité sont au vert. Ce qui n’empêche pas le problème de perdurer. Les fournisseurs doivent aller au-delà de leurs outils spécifiques et opter pour une plateforme de gestion de la performance digitale commune à l’ensemble des équipes. Une plateforme que chacun dans l’organisation peut utiliser, développeurs comme testeurs, exploitation comme management.

4. Savoir analyser ses résultats. Avoir la bonne plateforme est un premier pas vers le succès. Mais il faut également l’expertise nécessaire pour comprendre ce que les données signifient. La plupart des fournisseurs ont des équipes qui, chacune indépendamment les unes des autres, comprennent la partie de l’application qui les concerne, ainsi que quelques experts ayant une vision d’ensemble et de la façon dont tout s’articule. Les applications sont aujourd’hui incroyablement complexes, avec des centaines, parfois des milliers de dépendances. Passer au crible les fichiers de log est la manière la plus archaïque et la plus coûteuse de résoudre un problème. Les fournisseurs de contenu doivent comprendre la relation qui existe entre les composants inhérents à une application et les facteurs web externes. Quelques experts ne suffisent plus : seule une plateforme nouvelle génération permet de notifier un incident, et d’analyser toutes les dépendances afin d’en découvrir la cause.

Par Marie DE GAUDEMONT, Marketing & Communication Manager chez Dynatrace
Par Marie DE GAUDEMONT, Marketing & Communication Manager chez Dynatrace

A propos de Dynatrace

Dynatrace a redéfini le monitoring des écosystèmes digitaux d’aujourd’hui. A la fois pilotée par l’intelligence artificielle (AI), « full stack » et entièrement automatisée, Dynatrace est la seule solution à fournir, non pas de simples données, mais de véritables réponses, basées sur une connaissance approfondie de chaque utilisateur, de chaque transaction, au sein de chaque application. Dynatrace compte plus de 8 000 clients qui optimisent l’expérience client, accélèrent leur innovation et modernisent l’exploitation de leur système d’information en toute confiance.

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